Aulnay sous Bois, le 15 avril 2009
Monsieur Francis VITEL
Commissaire-enquêteur
Direction des études urbaines
3 rue Charles Dordain
93600 Aulnay sous Bois
LR avec AR
Objet : Observations complémentaires sur le projet de modification du PLU de la ville d’Aulnay sous Bois – Enquête du mois d’avril 2009
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
En complément de nos observations orales en date du 1er avril 2009, nous avons l’honneur de vous faire-part de nos compléments d’observations personnelles et au nom de l’association Agir pour Aulnay dont nous sommes les mandataires, dans le cadre de l’enquête publique ouverte au titre de plusieurs modifications du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la ville d’Aulnay- sous- Bois approuvé par une délibération du conseil municipal le 24 janvier 2008.
Comme vous le savez, le PLU initial se compose de nombreux documents, dont la présentation d’une note non technique, le plan d’aménagement et d’orientation et le projet d’aménagement et de développement durable qui fixe les grands principes des règles gouvernant les grandes orientations de la politique d’aménagement de la ville pour les années à venir, zone par zone.
C’est ainsi que le document de présentation indique en préalable que « …pour élaborer son nouveau document d’urbanisme, le plan local d’urbanisme (PLU), la ville d’Aulnay sous-Bois a conduit des études de diagnostic thématiques et de prospective en vue de définir un projet d’urbanisme, cohérent et répondant aux besoins actuels de la commune.
L’ensemble de ces travaux, qu’il s’agisse des réflexions menées au sein de l’équipe municipale ou de celles qui ont été conduites avec les habitants dans le cadre de la concertation, a abouti à l’établissement de ce projet global pour le devenir de la ville. Ce projet est traduit :
- d’une part, dans le projet d’aménagement et de développement durables (PADD) définissant les orientations générales d’aménagement et d’urbanisme pour l’ensemble du territoire communal et débattu en Conseil Municipal,
- dans les orientations d’aménagement ;
- d’autre part, dans les dispositions réglementaires applicables en matière d’occupation et d’utilisation des sols.
Ces mesures et les choix retenus pour établir le projet constituent des outils privilégiés pour
l’application des objectifs fondamentaux d’aménagement et d’urbanisme, d’ordre national, qui sont fixés à l’article L.121-1 du Code de l’Urbanisme :
- l’équilibre entre le développement urbain et la protection des espaces naturels ;
- la diversité urbaine et la mixité sociale dans l’habitat ;
- la protection de l’environnement (eau, air, milieux, paysages…) et la prévention des risques, des pollutions et des nuisances de toute nature.
D’autre part, les objectifs de protection de l’environnement établis au niveau international,
communautaire ou national doivent être respectés.
Appliqués à Aulnay, ces objectifs d’ordre général ne peuvent toutefois trouver leur plein sens qu’en tenant compte des particularités géographiques et sociales de la ville. Ainsi, c’est en apportant des réponses précises et adaptées au contexte local que la commune a tenu compte de ces objectifs généraux dans son projet urbain. ».
De surcroît, la note de présentation du PLU de janvier 2008 souligne expressément que « …tout en permettant de conforter le rôle économique de la ville et de répondre aux besoins en matière d’habitat, le PLU doit protéger les espaces naturels et les paysages aulnaysiens.
- La ville dispose d’espaces « naturels » (parc du Sausset, parc Ballanger, canal de l’Ourcq), situés principalement au nord de la commune, et d’espaces verts de quartier (parcs ou jardins), qui s’avèrent un bien précieux pour la population. Au-delà de leur maintien ou leur protection, la question essentielle posée par certains de ces espaces concerne leur valorisation (meilleure accessibilité, requalification paysagère, mise en réseau dans le cadre d’une trame verte…), ce qui n’exclut pas la poursuite d’une politique visant à étendre les espaces libres et espaces verts ouverts au public dans la ville.
Le PLU s’inscrit dans cette perspective, via les diverses protections instaurées d’éléments végétaux remarquables divers (cf. ci-après paragraphe 4.4.2 sur les protections ) et les orientations du PADD relatives à la mis en valeur des patrimoines (mise en réseau des espaces verts, plantations…).
- De par son urbanisation ancienne ou plus récente, en lien avec l’essor industriel de la région parisienne, Aulnay connaît des mutations, déjà engagées ou qui le seront prochainement, sur des espaces urbanisés dévolus à l’habitat comme à l’activité.
C’est au sein de ces espaces en devenir que les questions de l’équilibre et de la place importante à laisser aux espaces libres, paysagers ou espaces verts, se posent aussi. Les orientations d’aménagement et certaines dispositions du règlement vont dans ce sens (article 13). Cf. en complément, le paragraphe sur la protection de l’environnement, en 1.4. ».
Le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) a décliné ces directives en prévoyant à son article 5 de « mettre en valeur les patrimoines pour conforter l’identité d’Aulnay-sous-Bois ».
A cet égard, il est précisé qu’« Aulnay est une ville verte […] par les innombrables jardins des quartiers résidentiels, édifiés sur les traces et des parcs et forêts disparus. L’identité de la ville est donc liée aux quartiers d’habitation. La ville pavillonnaire constitue un patrimoine urbain, architectural et paysager caractéristique qui mérite d’être valorisé ».
C’est pourquoi les orientations du PADD prévoient de « préserver les caractères patrimoniaux de la ville pavillonnaire en terme de volumétrie, d’implantation et de perception des jardins privés » avec la possibilité d’agrandir, de transformer le bâti actuel ou de permettre l’accueil de constructions nouvelles mais devant « s’intégrer dans leur environnement ».
Actuellement, ces règles ont été incorporées dans le règlement d’urbanisme dans les dispositions réglementant notamment à la fois la préservation des espaces verts, dont les jardins privés, la construction en particulier en zone pavillonnaire UG, la limitation des surfaces commerciales et l’affectation précises des zones d’urbanisation.
En l’occurrence, pour ne prendre en exemple que l’application de la directive fixée dans le PADD en zone UG, qui couvre plus de 45% du territoire de la commune, il est prévu :
- l’obligation de créer 20% d’espaces verts par logement en plus d’un minimum de 40% de la surface du terrain à aménager en espace vert, ce qui contribue à la préservation du « poumon vert » de la ville et de ses caractères patrimoniaux en terme de volumétrie, d’implantation et de perception des jardins privés ;
- l’application d’un coefficient d’occupation des sols de 0,45%, limitant la densification de l’habitat au mètre carré et préservant ainsi la qualité de la vie ;
- des règles restrictives d’implantation et de respiration des constructions privées et publiques sur les terrains, évitant au maximum les effets de mitoyenneté et de barres d’immeubles en façade.
Pourtant, le projet de modification prévoit la suppression de l’ensemble de ces règles en vue de favoriser la construction de logements et la mixité sociale, facilitant ainsi sans réelles limites la densification tant par l’implantation au sol que par l’extension de la surface hors d’oeuvre nette construite.
Ce qui surprend à priori, ce sont les conséquences que l’ampleur des transformations induites devrait entraîner pour la ville et ses habitants ; or, loin d’être expliqué, voire même envisagé, de prendre en considération les zones à risques naturelles, les besoins en équipement collectifs qu’un tel changement est susceptible d’engendrer et de se limiter à certaines portions du territoire, le projet vise indistinctement l’ensemble de la zone UG , ce qui réduit à néant les prescriptions pourtant impératives de respect et de préservation du patrimoine, de l’architecture et de l’environnement, notamment de l’équilibre des espaces verts composés en particulier des jardins privatifs puisqu’en supprimant les critères essentiels découlant du PADD, aucun contrôle ne sera désormais possible.
Comment comprendre qu’ une telle densification puisse être envisagée au détriment de la qualité de la vie de ses habitants alors que tous les spécialistes de l’environnement insistent pour préserver la nature dans les villes telle qu’Aulnay ?
A travers cet exemple, on mesure l’importance des changements qui sont introduits par ce projet et l’émoi légitime qu’il suscite dans la population.
Nous considérons donc qu’il n’est pas recevable ni légitime d’utiliser la procédure de modification prévue à l’article L.123-13 du code de l’urbanisme, puisqu’elle est conditionnée à ce qu’elle :
a) Ne porte pas atteinte à l'économie générale du projet d'aménagement et de développement
durable mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 123-1 ;
b) Ne réduise pas un espace boisé classé, une zone agricole ou une zone naturelle et forestière, ou une protection édictée en raison des risques de nuisance, de la qualité des sites, des paysages ou des milieux naturels ;
c) Ne comporte pas de graves risques de nuisance.
Il est clair que la procédure de modification ne peut concerner que des aspects ponctuels, même important mais concernant des projets précis, de nature en particulier à permettre la vérification de la cohérence avec le PADD, et aux citoyens et ses représentants de comprendre les enjeux et les impacts sur l’organisation future de la ville.
Par exemple, qu’en est-il des impacts d’une densification sur plus de 45% du territoire en matière des transports en commun, de l’adaptation des voies à la circulation routière et autres infrastructures collectives nécessaires? quid de ces impacts compte tenu de la présence des nappes phréatiques et des risques d’inondation déclarées sur la ville ? etc.
Il est clair qu’au vu des enjeux majeurs, la plupart des modifications envisagées ne sont pas causées au regard des prescriptions du projet d'aménagement et de développement durable qui définit les orientations générales d'aménagement et d'urbanisme retenues pour l'ensemble de la commune.
En complément, il apparaît que des surfaces commerciales supérieures à 300 m² seraient autorisées : ceci apparaît comme l’acte de décès du commerce de proximité déjà affaibli par l’inadéquation des aménagements urbains existant ; c’est pourquoi nous condamnons cette proposition.
Sur le fondement de ces remarques, nous souhaitons que soient rétablies les règles dont la suppression est envisagée ; nous vous remercions de bien vouloir consigner ces observations dans votre rapport.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Commissaire-enquêteur, à l’expression de notre considération distinguée.
Monsieur Olivier Brusson - Association Agir pour Aulnay - Monsieur Mohammed Mahi
mercredi 15 avril 2009
L'association Aulnay Environnement s'exprime sur le projet de modifications du PLU
Dans le contexte du projet de modification du Plan local d'Urbanisme initié récemment par l'actuelle municipalité, notre blog "Agir pour Aulnay" a choisi de reproduire ci-après les observations de l'association aulnaysienne "Aulnay Environnement" parues le 14 avril 2009 sur le blog "Monaulnay.com" dans la mesure où elles présentent une contribution de fond sérieuse et argumentée sur l'avenir de la ville d'Aulnay sous Bois.
AULNAY ENVIRONNEMENT
Association régie par la loi de 1901
Association régie par la loi de 1901
déclarée sous le N° W932001007
Association agréée dans le cadre
géographique communal d’Aulnay
Association agréée dans le cadre
géographique communal d’Aulnay
Aulnay le 8 avril 2009
OBSERVATIONS D’AULNAY ENVIRONNEMENT SUR LA
MODIFICATION DU PLU d’AULNAY-sous-BOIS
Aulnay Environnement avait écrit au maire le 10 février 2009 pour demander un débat public au sujet des conséquences du nouveau PLU (janvier 2008) et pour envisager à la fois des modifications nécessaires et des innovations souhaitables conformes à nos demandes lors de l’enquête publique de 2007.
Nous avons été surpris d’apprendre le lancement d’une enquête publique début mars, sans aucune concertation préalable. En particulier notre association qui est agréée aurait du être consultée selon l’article L121 5C du code de l’urbanisme.
Nous avons étudié ces nouveaux documents et sans attendre la fin de l’enquêtepublique nous voulons nous exprimer.
Normalement un PLU est destiné à être maintenu à moyen ou long terme ; il est précédé d’un PADD (Plan d’aménagement et de développement durable) qui doit viser le long terme. Une procédure rapide de modification ne peut se concevoir que dans le cadre d’une urgence et/ou d’un consensus suffisant précédé d’information et de consultation: ce n’est pas le cas.
De plus l’article L123-13 du code de l’urbanisme précise que la modification envisagée, ne porte pas atteinte à l’économie générale du P.A.D.D. …
Sur le contenu, les modifications sont tout sauf mineures. Par contre ces modifications ne répondent pas aux soucis exprimés par les riverains d’opérations immobilières en cours.
Depuis plus de 20 ans notre association s’est opposée à la densification dans les zonespavillonnaires : le COS était passé de 0,60 à 0,45 en 2008 avec l’argument que cela nechangerait rien pour les droits à construire étant donné les autres règles et l’expérience du POS précédent.
Aujourd’hui on nous explique que cela réduit les possibilités de construction et qu’il faut purement et simplement supprimer le COS. Ceci est incompréhensible. On pouvait conserver un COS à 0,50 par exemple puisque cela ne gênait pas.
Dans le même temps on a supprimé les règles qui évitaient de construire du collectif dans la zone pavillonnaire (des pavillons contenant plusieurs logements) , les divisions des terrains sont facilitées au détriment des espaces verts, les contraintes diverses (hauteur, bande de constructibilité, distances…) sont modifiées dans le but de construire davantage, donc de bétonner plus.
Reste la contrainte des 40% d’espaces verts qui n’est très vite plus respectée.La facilitation de la division des parcelles entraînera la fin des jardins et des potagers à l’heure où on se bat pour les A.M.A.P. et les jardins partagés. Du coup les stationnements de nombreux véhicules à l’intérieur ou à l’extérieur des propriétés se développera, et le sol sera presque partout imperméabilisé aux risques d’inondations locales ou régionales…
Cela conduira aussi à l’évidence au développement des marchands de sommeil, surtout si le véritable logement social ne suit pas.
Dans ces conditions notre association agréée et nos adhérents qui travaillent sur ces sujets depuis plus de 20 ans ont l’impression de ne pas être pris au sérieux.Le besoin de logement en général et celui lié au PRU avait été mis sur la place publique par notre association en 2007.
La solution retenue sans concertation consiste à construire dans les zones facilementdisponibles, à savoir les zones vertes et ouvertes sans considération d’environnement local (dans les zones pavillonnaires par exemple) ou des dessertes de transport public ou autres.
Pour les autres besoins, et ils sont nombreux : médiathèque , salles de réunions,d’exposition pour la ville et les associations et aussi services publics (impôt, sécuritésociale, pôle emploi, police…) regroupé près des transports et du centre il faut un large débat et un projet ambitieux: le projet de mosquée et de salles culturelles annexes mérite une réflexion globale dans ce cadre: emplacement, taille, utilisation éventuelle de certains locaux qui resteraient publics.
Pour Aulnay Environnement si on veut préserver le tissu pavillonnaire il faut un projet ambitieux dans l’hyper-centre : soit un éco-quartier au-dessus des voies ferrées et autour de la gare.
Nous souhaitons l’ouverture d’un vrai débat pour aller vers un projet de ville ambitieux qui tienne compte de l’économie, du social (du besoin en logement social en particulier), de l’environnement et de la culture : un débat associant sans exclusive tous les acteurs sans souci électoral ou de politique politicienne. Le document du préfet lors de l’enquête publique du PLU en 2007 est une première base de discussion. Nous prendrons si nécessaire des initiatives en ce sens.
Citons des extraits de ce document qui semble n’avoir été lu par personne, alors que nous l’avions diffusé à tous les élus ce que n’avait pas fait la municipalité de l’époque :« La ville d’Aulnay, comme ses voisines, est fortement touchée par le phénomène demutation du tissu pavillonnaire, par le biais de la division des logements et de latransformation des annexes en habitations (garages, abris de jardins). Ces pratiques,difficiles à contrôler, sont l’illustration de la demande très forte et non satisfaite sur leterritoire, qui se traduit par une offre parallèle, non structurée, qui dénature les quartiers et conduit parfois à les déprécier. Elles engendrent par ailleurs des difficultés de stationnement parfois importantes. La prise en compte structurée des besoins qu’exprime ce phénomène constitue à notre sens un axe de travail. »« Il pourrait être utile de mettre en place des indicateurs de suivi des résultats du PLU en matière d’habitat. »
Nous avions demandé en vain lors de l’enquête 2007 une étude sur la densification du tissu pavillonnaire ,ce serait un préalable pour imaginer des indicateurs de suivi ; nous souhaitons aussi un indicateur de coefficient d’imperméabilisation des sols.Sur le plan du respect du PLU par tous, il faut procéder à des enquêtes régulières, à des contrôles après travaux et aux recours juridiques nécessaires.Bien entendu pour répondre aux besoins il faut construire des logements sociaux et des équipements en particulier dans l’hyper-centre ; c’est la condition pour préserver l’environnement des zones UG.
L’urbanisme ne peut être que la prise en compte de l’intérêt général et du développement durable et doit être à l’abri des péripéties électorales.P.S. : la protection des patrimoines bâtis et boisés est réclamée par notre association depuis longtemps : il faut s’y mettre sérieusement alors que les opération se succèdent et finissent par réduire ce patrimoine (exemple avenue Coullemont) et dans l’attente il est inacceptable de menacer le café du Soleil Levant.
Des Bulldozers détruisent des pavillons à Aulnay sous Bois
Après les études de faisabilité rue des saules, le projet d’immeubles à 5 étages de la rue Fernand Herbaut, la destruction de 3 pavillons avenue Coullemont, c’est pas de chance pour les voisins du n° 13 de la rue de Pimodan concernés par l’épidémie de densification : de 74 m2 à 447 m2 de logement avec plus de 13 m de façade qui, un beau matin, vont supprimer soleil et lumière !
Dans quelles rues vont maintenant se poursuivre les opérations de densification ? C’est la question qui intéresse tous les Aulnaysiens après que les modifications envisagées du P.L.U. (Plan Local d’Urbanisme) seront mis en œuvre par la municipalité.

Supprimer les principales règles de protection d’une densification à outrance (plus de coefficient d’occupation des sols, suppression des 20 % d’espace vert par logement, autorisation de surfaces commerciales excédant 300 m2, etc), est-ce bien raisonnable sans des études préalables et à l'heure où les jardins et espaces verts de la ville constituent un patrimoine précieux ?
Mais par souci de transparence (ça c’est nouveau), il se dit que rien ne se fera sans la consultation des riverains concernés, que leurs avis seront recueillis et écoutés (ça c’est nouveau aussi) mais permettez-nous d’en douter ntotamment quand on écoute les plaintes des riverains concernés par ces opérations immobilières !
Car avant de penser constructions à tout crin, il faut avant tout veiller au respect des règles de construction dès lors que des changements importants sont programmés. Ces règles, très strictes, sont régies par le code de l’urbanisme et par le plan d’aménagement et de développement durable (PADD) de la ville.
En ne respectant pas un des éléments constitutifs du Plan Local d’Urbanisme, en particulier le rapport de présentation qui doit comporter une analyse de l’état initial de l’environnement, un diagnostic, diverses justifications et une analyse du projet sur l’environnement et les mesures prises pour en limiter ou annuler les conséquences.
Dans quelles rues vont maintenant se poursuivre les opérations de densification ? C’est la question qui intéresse tous les Aulnaysiens après que les modifications envisagées du P.L.U. (Plan Local d’Urbanisme) seront mis en œuvre par la municipalité.

Supprimer les principales règles de protection d’une densification à outrance (plus de coefficient d’occupation des sols, suppression des 20 % d’espace vert par logement, autorisation de surfaces commerciales excédant 300 m2, etc), est-ce bien raisonnable sans des études préalables et à l'heure où les jardins et espaces verts de la ville constituent un patrimoine précieux ?
Au moment où tout le monde a déjà des difficultés pour inscrire son enfant à la crèche ou à l'école maternelle, ou pour trouver une place pour ses parents âgés dans une maison de soins respectable, pourquoi déclencher cette course à la densification ?
Non , notre ville qui est déjà en quête de retrouver une qualité de vie et de progrès pour tous n'a certainement pas besoin de ce mauvais plan.
Mais par souci de transparence (ça c’est nouveau), il se dit que rien ne se fera sans la consultation des riverains concernés, que leurs avis seront recueillis et écoutés (ça c’est nouveau aussi) mais permettez-nous d’en douter ntotamment quand on écoute les plaintes des riverains concernés par ces opérations immobilières !
Car avant de penser constructions à tout crin, il faut avant tout veiller au respect des règles de construction dès lors que des changements importants sont programmés. Ces règles, très strictes, sont régies par le code de l’urbanisme et par le plan d’aménagement et de développement durable (PADD) de la ville.
En ne respectant pas un des éléments constitutifs du Plan Local d’Urbanisme, en particulier le rapport de présentation qui doit comporter une analyse de l’état initial de l’environnement, un diagnostic, diverses justifications et une analyse du projet sur l’environnement et les mesures prises pour en limiter ou annuler les conséquences.
Espérons que grâce à notre action et à la mobilisation de l'ensemble des habitants de nos quartiers et des autres associations de la ville, la municipalité reprenne ses esprits et remette à minima un coefficient d'occupation des sols dans toutes les zones de la ville; car il n'y a pas que la zone pavillonnaire à protéger, de nombreux quartiers doivent faire l'objet d'une réflexion et adaptation pour conserver une ville à visage humain.
L’ESPRIT C’EST COMME UN PARACHUTE, IL NE SERT BIEN QUE LORSQU’IL EST OUVERT ! Et l’ouverture d’esprit ne semble pas être la qualité la mieux partagée.
En effet il faut une certaine ouverture d’esprit pour comprendre et admettre les interrogations et les craintes de ses administrés.
Ce n’est pas anormal de s’opposer à un projet de défiguration d’un quartier dont le patrimoine, qui représente souvent des années d’effort pour son acquisition et un attachement sentimental profond pour les familles d'Aulnay, sera dévalorisé et amputé de ses qualités.
Par contre être à l’écoute de tous les citoyens et attentifs à leurs préoccupations et besoins, demander des logements sociaux de qualité et à taille humaine, cela s’appelle de la démocratie et du bon sens.
Avec Agir pour Aulnay, dites NON au bétonnage de la ville !
L’ESPRIT C’EST COMME UN PARACHUTE, IL NE SERT BIEN QUE LORSQU’IL EST OUVERT ! Et l’ouverture d’esprit ne semble pas être la qualité la mieux partagée.
En effet il faut une certaine ouverture d’esprit pour comprendre et admettre les interrogations et les craintes de ses administrés.
Ce n’est pas anormal de s’opposer à un projet de défiguration d’un quartier dont le patrimoine, qui représente souvent des années d’effort pour son acquisition et un attachement sentimental profond pour les familles d'Aulnay, sera dévalorisé et amputé de ses qualités.
Par contre être à l’écoute de tous les citoyens et attentifs à leurs préoccupations et besoins, demander des logements sociaux de qualité et à taille humaine, cela s’appelle de la démocratie et du bon sens.
Avec Agir pour Aulnay, dites NON au bétonnage de la ville !
mercredi 8 avril 2009
Agir
" La question est dans ceux qui souffrent, dans ceux qui ont froid et qui ont faim. La question est là. " Victor Hugo
mardi 7 avril 2009
Faut-il détruire à Aulnay les pavillons et supprimer des espaces verts ?
L’identité pavillonnaire d’Aulnay sous Bois est en passe d’être remise en cause ! Ce cauchemar est rendu possible par l’actuel projet de modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) d’Aulnay initié dans la précipitation.
Quelle ville se dessine pour demain ? Malgré une communication de la municipalité type rouleau compresseur rassurante et bienveillante, la densification de la ville est en marche.
Sinon, pourquoi changer les règles dans la zone pavillonnaire qui fait le charme de notre ville ?
Jusqu’alors, la zone pavillonnaire dite UG, est protégée des constructions d’envergure et du bétonnage par des règles très strictes adoptées en conformité avec le code de l’urbanisme :
- obligation de créer 20% d’espaces verts par logement en plus d’un minimum de 40% de la surface du terrain à aménager en espace vert, ce qui contribue à la préservation du « poumon vert » de la ville et de ses caractères patrimoniaux en terme de volumétrie, d’implantation et de perception des jardins privés ;
- application d’un coefficient d’occupation des sols de 0,45%, limitant la densification de l’habitat au mètre carré et préservant ainsi la qualité de la vie ;
- règles restrictives d’implantation et de respiration des constructions privées et publiques sur les terrains, évitant au maximum les effets de mitoyenneté et de barres d’immeubles en façade.
Toutes ces règles seraient supprimées. Pourquoi ? Le projet de modification évoque comme objectif de favoriser la construction de logements.
En clair, remplacer un habitat de qualité par une densification sans d’autres limites que le bon vouloir du prince, la construction massive d’immeubles au lieu et place de nos pavillons et jardins verts.
La municipalité évoque une demande de plus de 3000 logements et le maintien ou le développement du commerce. Dans le même temps, elle entend autoriser l'ouverture de surfaces commerciales de plus de 300 m²...
C'est là que le bât blesse, car en matière de logements, nous savons bien qu'il s'agit de donner de la QUALITE aux habitants, en particulier aux plus défavorisés qui sont les grands laissés pour compte de la politique actuelle.
Doit-on pour cela sacrifier notre patrimoine et rajouter encore des pertes de valeurs aux moins-values foncières générées par la crise financière et immobilière ? Qu’il soit permis d’en douter.
Ne serait- il pas plus opportun de privilégier la qualité pour tous plutôt que de vouloir entasser les gens dans un habitat déshumanisé , et reproduire ainsi les vieux schémas qui ont la vie dure dans certaines villes des alentours d’Aulnay, et y compris dans notre ville ?
Tout cela fait preuve d’une précipitation et d’un manque de bon sens de mauvais augure; et sans doute frappés d’illégalité car la procédure de révision du PLU est des plus formelle.
En effet, selon le code de l’urbanisme, la voie empruntée des “modifications”, au lieu et place des procédures de révision plus longues et contraignantes, ne doit pas porter atteinte à l’économie générale du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), lequel à Aulnay pose en principe la défense et la conservation du patrimoine de la zone pavillonnaire et de ses jardins, ni même comporter de graves risques de nuisance, ce qui serait loin d’être le cas du fait notamment de l’augmentation inéluctable du trafic routier en cas de densification.
D’où des contentieux en vue…
C’est sans doute l’une des raisons qui a conduit récemment la mairie à reculer sur un projet de bétonnage du quartier de la rue des saules, sur la pression des habitants et d’une association du quartier (“Aulnay libre”).
Oui, mais jusqu’à quand ?
Ensemble, disons Non au massacre de la zone pavillonnaire ! Oui à l’habitat de qualité à taille humaine qui préserve le patrimoine des pavillons d’Aulnay sous Bois que nous aimons. Oui à des logements décents et de qualité pour tous les habitants d’Aulnay sous Bois!
Quelle ville se dessine pour demain ? Malgré une communication de la municipalité type rouleau compresseur rassurante et bienveillante, la densification de la ville est en marche.
Sinon, pourquoi changer les règles dans la zone pavillonnaire qui fait le charme de notre ville ?
Jusqu’alors, la zone pavillonnaire dite UG, est protégée des constructions d’envergure et du bétonnage par des règles très strictes adoptées en conformité avec le code de l’urbanisme :
- obligation de créer 20% d’espaces verts par logement en plus d’un minimum de 40% de la surface du terrain à aménager en espace vert, ce qui contribue à la préservation du « poumon vert » de la ville et de ses caractères patrimoniaux en terme de volumétrie, d’implantation et de perception des jardins privés ;
- application d’un coefficient d’occupation des sols de 0,45%, limitant la densification de l’habitat au mètre carré et préservant ainsi la qualité de la vie ;
- règles restrictives d’implantation et de respiration des constructions privées et publiques sur les terrains, évitant au maximum les effets de mitoyenneté et de barres d’immeubles en façade.
Toutes ces règles seraient supprimées. Pourquoi ? Le projet de modification évoque comme objectif de favoriser la construction de logements.
En clair, remplacer un habitat de qualité par une densification sans d’autres limites que le bon vouloir du prince, la construction massive d’immeubles au lieu et place de nos pavillons et jardins verts.
La municipalité évoque une demande de plus de 3000 logements et le maintien ou le développement du commerce. Dans le même temps, elle entend autoriser l'ouverture de surfaces commerciales de plus de 300 m²...
C'est là que le bât blesse, car en matière de logements, nous savons bien qu'il s'agit de donner de la QUALITE aux habitants, en particulier aux plus défavorisés qui sont les grands laissés pour compte de la politique actuelle.
Doit-on pour cela sacrifier notre patrimoine et rajouter encore des pertes de valeurs aux moins-values foncières générées par la crise financière et immobilière ? Qu’il soit permis d’en douter.
Ne serait- il pas plus opportun de privilégier la qualité pour tous plutôt que de vouloir entasser les gens dans un habitat déshumanisé , et reproduire ainsi les vieux schémas qui ont la vie dure dans certaines villes des alentours d’Aulnay, et y compris dans notre ville ?
Tout cela fait preuve d’une précipitation et d’un manque de bon sens de mauvais augure; et sans doute frappés d’illégalité car la procédure de révision du PLU est des plus formelle.
En effet, selon le code de l’urbanisme, la voie empruntée des “modifications”, au lieu et place des procédures de révision plus longues et contraignantes, ne doit pas porter atteinte à l’économie générale du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), lequel à Aulnay pose en principe la défense et la conservation du patrimoine de la zone pavillonnaire et de ses jardins, ni même comporter de graves risques de nuisance, ce qui serait loin d’être le cas du fait notamment de l’augmentation inéluctable du trafic routier en cas de densification.
D’où des contentieux en vue…
C’est sans doute l’une des raisons qui a conduit récemment la mairie à reculer sur un projet de bétonnage du quartier de la rue des saules, sur la pression des habitants et d’une association du quartier (“Aulnay libre”).
Oui, mais jusqu’à quand ?
Ensemble, disons Non au massacre de la zone pavillonnaire ! Oui à l’habitat de qualité à taille humaine qui préserve le patrimoine des pavillons d’Aulnay sous Bois que nous aimons. Oui à des logements décents et de qualité pour tous les habitants d’Aulnay sous Bois!
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vendredi 3 avril 2009
Massacre à la bétonneuse !
Pourquoi faire triste quand on peut faire beau ? cette question trotte dans la tête de tous les habitants depuis que toute la ville est sous le coup d'une densification dans le cadre du projet municipal de suppression de plusieurs règles d'urbanisme.
samedi 7 mars 2009
Agir pour donner une deuxième chance aux jeunes
Contrairement à l’équipe municipale en place aujourd’hui, Agir pour Aulnay est une force de propositions et de projets.
Parmi ceux-ci, l’école de la deuxième chance serait un projet innovant pour notre ville.
Aulnay est une ville riche de plus de 82 000 habitants avec toutes ses diversités.
Mais, comme ailleurs, elle a une population jeune trop souvent oubliée, laissée à l’abandon alors que cette jeunesse est notre force vive, notre chance, l’avenir de notre société.
C’est en pensant à toute cette jeunesse laissée pour compte que notre association veut voir se développer l’école de la deuxième chance.
Vous vous demandez peut-être ce qu’est l’école de la deuxième chance ?
C’est un dispositif qui a pour but d’aider à l’intégration professionnelle et sociale durable des jeunes exclus ou sortis du système éducatif sans qualification et par conséquent souvent sans emploi.
Ces dispositifs pédagogiques, souples, sont flexibles et individualisés.
L’alternance est au cœur de ce dispositif qui a pour objectif de privilégier la maîtrise des savoirs de base (lire, écrire, compter, notion d’une langue étrangère, pratique de l’informatique entre autre etc…) tout en faisant découvrir aux jeunes le monde de l’entreprise.
La méthode consiste en une approche individualisée qui outre les savoirs dispensés, s’adresse à la personne tout entière.
Alors pourquoi une école de la deuxième chance ?
Tout simplement parce que l’éducation est un droit fondamental pour tous et est indispensable à l’exercice de tous les autres droits fondamentaux et au développement.
L’éducation est le principal outil qui permet aux citoyens jeunes et moins jeunes, économiquement et socialement marginalisés, de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de la cité.
Pourtant aujourd’hui trop de jeunes demeurent toujours exclus de l’égalité des chances dans l’enseignement. Réaliser le droit à l’éducation de base pour tous est un défi de notre époque.
Agir pour Aulnay refuse l’exclusion et avec vous veut relever ce défi, nous comptons sur vous !
Parmi ceux-ci, l’école de la deuxième chance serait un projet innovant pour notre ville.
Aulnay est une ville riche de plus de 82 000 habitants avec toutes ses diversités.
Mais, comme ailleurs, elle a une population jeune trop souvent oubliée, laissée à l’abandon alors que cette jeunesse est notre force vive, notre chance, l’avenir de notre société.
C’est en pensant à toute cette jeunesse laissée pour compte que notre association veut voir se développer l’école de la deuxième chance.
Vous vous demandez peut-être ce qu’est l’école de la deuxième chance ?
C’est un dispositif qui a pour but d’aider à l’intégration professionnelle et sociale durable des jeunes exclus ou sortis du système éducatif sans qualification et par conséquent souvent sans emploi.
Ces dispositifs pédagogiques, souples, sont flexibles et individualisés.
L’alternance est au cœur de ce dispositif qui a pour objectif de privilégier la maîtrise des savoirs de base (lire, écrire, compter, notion d’une langue étrangère, pratique de l’informatique entre autre etc…) tout en faisant découvrir aux jeunes le monde de l’entreprise.
La méthode consiste en une approche individualisée qui outre les savoirs dispensés, s’adresse à la personne tout entière.
Alors pourquoi une école de la deuxième chance ?
Tout simplement parce que l’éducation est un droit fondamental pour tous et est indispensable à l’exercice de tous les autres droits fondamentaux et au développement.
L’éducation est le principal outil qui permet aux citoyens jeunes et moins jeunes, économiquement et socialement marginalisés, de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de la cité.
Pourtant aujourd’hui trop de jeunes demeurent toujours exclus de l’égalité des chances dans l’enseignement. Réaliser le droit à l’éducation de base pour tous est un défi de notre époque.
Agir pour Aulnay refuse l’exclusion et avec vous veut relever ce défi, nous comptons sur vous !
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